Archives pour la catégorie Médias

Les activités du centre culturel russe à la librairie Pages Blanches

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Une association à l’origine du centre culturel

C’est l’association Amitié Solidarité Tikhvine qui est à l’origine du développement d’activités culturelles russes à la librairie Page blanche. D’autant qu’elle va fêter le 20 e anniversaire du jumelage entre Hérouville et Tichvine, ville de la région de Leningrad. Son activité consistait jusqu’à présent à mener des échanges multiples entre les habitants des deux villes sur le plan social, éducatif, sportif et culturel ainsi que la participation à des programmes de coopération décentralisée (sur le logement, l’emploi, l’accompagnement associatif par exemple). Une délégation russe arrivera d’ailleurs à Hérouville pour le 20 e anniversaire le 22 septembre.

Reprise des activités

Cela fait longtemps que l’association propose des cours de russe assurés par Olga Goueslard, professeur diplômée d’origine russe. Mais ces cours avaient lieu dans diverses salles polyvalentes de l’agglomération. « La nouveauté, cette année, c’est que les cours auront lieu dans le nouvel espace culturel qui cohabite avec la librairie Pages Blanches connue pour son fond de livres sur la Russie, indique Olga Goueslard. Les cours seront regroupés sur quatre niveaux, des grands débutants aux élèves confirmés. » D’autres activités comme des voyages en Russie, l’accueil de Russes ou la participation à des événements culturels sont également prévus. Oxana Charlot proposera par ailleurs pour la première fois d’enseigner le dessin académique aux adolescents et aux adultes d’après la méthode de l’école des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

Jeudi 8 septembre, à 18 h réunion pour les cours de russe avec début des cours le 19.

Lundi 26 septembre, à 17 h, réunion pour les cours de dessin avec début des cours le 3 octobre. Librairie Pages Blanches, 10, place de l’Horloge. Tél. 02 31 44 42 25.

ouest france 3.09.11

Courrier International du 4 mars

Russes : Encore un effort pour être modernes

 

“Modernizatsia !” Tel est le mot d’ordre du premier mandat du président Dmitri Medvedev.
• La Russie est donc invitée par les autorités à accomplir une nouvelle révolution industrielle et morale, à l’image de celle qu’elle avait entamée à la fin du XIXe siècle.
• Mais, pour espérer rejoindre les pays les plus développés à l’horizon 2030, il faudra démocratiser tous azimuts. Et, avant tout, humaniser les relations entre l’Etat et le citoyen.

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Medvedev veut que les sociétés françaises aident à moderniser la Russie

Le président russe Dmitri Medvedev le 2 mars 2010 au Medef à Paris

© 2010 AFP (Gonzalo Fuentes)

Le président russe Dmitri Medvedev a appelé mardi les entreprises françaises à participer à la modernisation de la Russie, en investissant dans son pays, au deuxième jour d’une visite d’Etat à Paris, marquée par un très net rapprochement entre les deux pays.

« Il est impossible d’imaginer des relations entre la Russie et la France sans liens économiques », a déclaré Dmitri Medvedev, lors d’une rencontre avec des patrons russes et français, organisée mardi par le Mouvement des entreprises de France (Médef – patronat).

Il a appelé à des échanges de participations entre les entreprises françaises et russes. « Cela renforce réellement les relations », a-t-il assuré, en promettant d’agir de façon très déterminée pour établir un système judiciaire équitable.

« Nous continuerons à améliorer la législation. J’y veillerai personnellement. Je vous le dis très franchement: Je suis très mécontent de ce que nous avons actuellement » en la matière, a dit le président russe.

Dmitri Medvedev, Laurence Parisot et Christine Lagarde  le 2 mars 2010 au Medef à Paris

© 2010 AFP (Gonzalo Fuentes)

L’économie joue un rôle majeur dans le partenariat privilégié que cherchent à construire les présidents français et russe, Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, accompagné à Paris de quelques magnats russes, dont les milliardaires Mikhaïl Prokhorov et Oleg Deripaska.

Lundi soir, à l’issue d’un entretien au palais de l’Elysée, deux importants accords ont été signés entre Russes et Français.

GDF Suez a signé un protocole d’accord qui ouvre la voie à une prise de participation de 9% dans le projet russe de gazoduc North Stream. Le groupe industriel Alstom a confirmé qu’il prendrait 25% du constructeur de trains russe Transmashholding (TMH). Il s’agit d’un investissement de départ de 75 millions de dollars, a indiqué mardi la société française.

« L’intensification de la coopération économique qui s’est produite ces 20 dernières années est d’une ampleur sans précédent », a estimé Dmitri Medvedev, qui estime que l’économie russe est trop dépendante du secteur des hydrocarbures.

« En matière de coopération économique, les échanges commerciaux entre nos deux pays sont en plein boom, progressant en moyenne de plus de 25% par an depuis 2006″, soulignait lundi le chef de l’administration du Kremlin, Sergueï Narychkine.

La France est le 6e investisseur en Russie, et le 9e partenaire commercial, loin derrière l’Allemagne, par exemple, selon des chiffres fournis mardi au Médef.

Arrivé lundi en fin de journée à Paris, Dmitri Medvedev avait engrangé l’accord de Paris pour la vente de quatre exemplaires d’un puissant navire de guerre français, le Mistral, capable de transporter des troupes, des blindés et des hélicoptères vers un théâtre d’opérations.

Nicolas Sarkozy, de son côté, avait obtenu un soutien russe au principe de sanctions renforcées contre l’Iran, suspecté de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil.

Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre français François Fillon, le 2 mars 2010 à Paris.

© 2010 AFP (Boris Horvat)

Le président russe devait mardi aborder la partie la plus symbolique de sa visite d’Etat en inaugurant au musée du Louvre l’exposition « Sainte Russie » en compagnie de Nicolas Sarkozy. Cette exposition retrace l’art chrétien russe du 9ème siècle à Pierre Le Grand. Elle est un temps fort des années croisées de la Russie en France et de la France en Russie.

Le président russe devait, dans la journée, avoir des entretiens avec des responsables politiques français, dont le Premier ministre François Fillon, à la mi-journée. Un dîner d’Etat, avec les épouses des deux chefs d’Etat, Carla Bruni-Sarkozy et Svetlana Medvedeva, était prévu dans la soirée à l’Elysée. (AFP)

Réaction à la soirée Anna Politkovskaïa

Merci à Eric Bergkraut pour son très beau film hommage à Anna Politkovskaïa, merci pour ses propos mesurés sur la situation actuelle en Russie, son appel à notre responsabilité collective dans la marche du monde.

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Dommage que la soirée ait été quelque peu gâchée par Anne Nerdrum, responsable Russie d’Amnesty International France. Certes la situation démocratique en Russie est loin d’être parfaite. La population ne sait pas bien ce qui se passe (télévision aux mains du pouvoir, la presse écrite libre existe, mais qui la lit). Mais regardons d’où vient ce pays. Si après les bouleversements mal compris de la perestroïka et surtout les errements de la période Eltsine le pays a ressenti le besoin d’un peu d’ordre et de considération, cela n’a rien de très surprenant. Certes les choses ne vont pas toutes bien, notamment pour ce qui est de la corruption et du respect des droits de l’homme, mais tout espoir n’est pas perdu. Ce ton très agressif de donneuse de leçons était déplacé et contre productif. Rejeter ainsi la Russie, c’est l’inviter à se tourner vers d’autres grands pays démocratiques, tels que la Chine… Mais c’est aussi rejeter son peuple.

Soyons fermes, mais un peu de patience, que d…..

« Démocratie souveraine »

A lire cet article de la revue Regards sur l’Est
Russie: Le réfrigérateur et la démocratie

Par Youlia LATYNINA (Novaya Gazeta)
Le 15/11/2009

Dans cet article au ton ironique, la journaliste de Novaya gazeta cherche à provoquer le lecteur, afin de dénoncer la «doctrine Sourkov» actuellement en cours au Kremlin.

 

 

Suivant cette idéologie de la «démocratie souveraine», élaborée par le proche conseiller éponyme de Vladimir Poutine, la Russie doit se développer conformément à ses caractéristiques culturelles et historiques afin d’atteindre une démocratie qui lui serait propre.

Le réfrigérateur et la démocratie
Youlia Latynina, Novaya Gazeta, 2 novembre 2009

L’Espagne est-elle disposée à être un pays démocratique? Et la Russie? Et la Papouasie Nouvelle Guinée? La bonne question est de savoir qui parle et comment…

Je me suis rendue la semaine dernière en Espagne, pour une raison tout à fait agréable: j’y présentais mon dernier livre, Niyazbek[1], traduit en espagnol. Il est agréable pour un Russe de se rendre en Espagne, car ce pays, répétons-le, n’a pas vocation à être une démocratie.

Non seulement les Espagnols, je vous le rappelle, ont chassé les Juifs et les Maures, brûlé ceux qui restaient, mais ils ont mis tout le pays à genoux grâce à leur bureaucratie et se sont même brillamment ridiculisés au début du XXe siècle.

Car, dès que le gouvernement républicain a pris le pouvoir, les anarchistes de l’Espagne entière, mais surtout de Catalogne et d’Andalousie, se sont mis à tuer les propriétaires terriens et à éventrer les prêtres. Ce chaos a tant lassé les Espagnols qu’ils ont accueilli Franco avec enthousiasme.

Puis, lorsque les Républicains ont entamé la lutte contre Franco, les anarchistes, pourtant parfaits zigouilleurs de prêtres, se sont avérés de piètres combattants. A tel point que c’est la minorité communiste qui est devenue le chantre de l’opposition, suivant le principe honorable de leur dépendance à Staline. En un mot, les citoyens républicains n’avaient rien contre le fait d’être les marionnettes d’un despote étranger faisant de leur pays une place forte contre Hitler et l’Occident.

Autant dire qu’on a ici affaire à de vulgaires merdocrates et libérastes…

Et alors? Rien: l’Espagne est aujourd’hui une vraie démocratie. Celui qui s’aviserait de gloser sur les merdocrates qui se sont ridiculisés et d’affirmer que l’Espagne ne deviendra jamais une démocratie digne de ce nom, serait immédiatement pris pour un idiot.

D’accord, ils se sont ridiculisés. Comme les Français en 1792. Ce sont des choses qui arrivent.

L’idée selon laquelle la Russie n’est pas vouée à devenir une démocratie, qu’elle trace sa propre voie vers la démocratie, est très populaire chez nous, avec la bénédiction de nos autorités. La Papouasie Nouvelle Guinée le peut, mais pas la Russie. Mais pourquoi donc tant de haine envers la Russie, au point de penser que les Russes valent moins que les Papous? Je l’ignore, mais j’en ai une vague idée.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la thèse d’une «voie particulière vers la démocratie» doit être perçue comme un mensonge ou une vérité, en fonction du sujet abordé, mais surtout de la personne qui tient ce type de discours.

Si c’est Barack Obama qui avance cette thèse, il dit vrai. Si, autre exemple, c’est l’ancien et indéboulonnable Premier ministre autoritaire de Singapour Lee Kuan Yew qui parle, ce politicien de tout premier ordre du XXe siècle qui a fait de son pays en guenilles l’un des Etats les plus florissants en l’espace d’une seule (!) génération, alors il s’agit ici encore de la vérité. Mais si c’est un certain Sourkov[2] qui le dit, alors là, excusez-moi, c’est une pure ineptie.

La démocratie, c’est comme l’électricité. Si vous avez importé un réfrigérateur en Russie et qu’il ne marche pas, ne croyez pas l’électricien qui vous dit que la loi d’Ohm n’a pas cours en Russie. Votre frigo est cassé et l’électricien ne veut pas le réparer, c’est tout.

Mieux vaut se demander pourquoi ce réfrigérateur tombe en panne en Russie.

La réponse est malheureusement connue depuis l’Antiquité et le Moyen-âge, depuis Aristote et Machiavel. Mais pour une raison étrange, à l’ère de l’ONU, de l’UE et des droits de l’Homme, on n’aime pas trop la rappeler.

La réponse est simple: la démocratie n’est pas assez stable pour gouverner les pays pauvres. Si la majorité des électeurs sont pauvres, la démocratie devient inévitablement une dictature.

En Bolivie, la plupart des électeurs sont des miséreux et ils ont voté avec empressement pour Evo Morales qui verse mensuellement à presque toute la société 200 bolivianos (soit 30 dollars). En Iran, les électeurs pauvres et la majeure partie des régions rurales ont élu en grande pompe Ahmadinejad, qui a relevé le pays et l’a hissé dans les hautes sphères de la nanotechnologie de pointe, c’est du moins ce que la télévision iranienne affirme.

Et pourquoi pensez-vous que Mao l’a emporté en Chine en 1949? Mao n’était qu’un colonel sans talent, il a perdu toutes les batailles dans lesquelles il s’était engagé. Dans le comté du Yangyang qu’il s’est approprié, la terreur était plus terrible encore que lors des pires purges de Staline. Mais quelle importance cela pouvait bien avoir, puisqu’il était soutenu par des millions de paysans chinois? Pourvu que la démocratie n’advienne pas demain en Chine: 700 millions de paysans chinois éliront un nouveau Mao.

Je le répète: la démocratie des misérables est instable et finit toujours en dictature. Dans une société constituée de pauvres, les droits à la propriété sont garantis par un régime non pas démocratique mais autoritaire. L’absolutisme éclairé des XVII-XVIIIe siècles, au cours desquels l’Europe a connu un fort développement technique, était un régime bien plus autoritaire que celui de la Chine actuelle. C’est d’ailleurs dans ce type de régime que réside la clé du miracle de ce progrès qui a mécaniquement permis à ces pays d’augmenter le nombre de leurs électeurs.

Car telle est la différence entre un bon et un mauvais régime autoritaire. Le mauvais autocrate utilise le pouvoir pour se remplir les poches. Le bon autocrate, tel Lee Kuan Yew, utilise le pouvoir comme moyen de garantir le droit à la propriété.

Après le départ d’un mauvais dictateur, le pays sombre dans le chaos ou une nouvelle dictature naît. Une bonne dictature, au contraire, se consume et devient démocratie.

Le général Augusto Pinochet a été à l’origine de l’économie florissante du Chili, puis il a annoncé des élections, espérant les remporter. Il fut vaincu et dut partir face au choix qui s’imposait à lui: abandonner le pouvoir ou trahir ce pour quoi il avait pris la tête de l’Etat.

Le général Franco était cruel mais particulièrement tolérant envers ses amis voleurs. Mais grâce à l’interdiction de fonder des syndicats sous son règne, l’Espagne est devenue le pays le moins cher d’Europe en termes de main-d’œuvre. Une fois le peso stabilisé dans les années 1960, des investisseurs étrangers se sont rués dans le pays. Pour l’Europe de l’époque, l’Espagne était l’équivalent de la Chine pour le monde d’aujourd’hui. La demande de cadres était telle, qu’un grand nombre d’Espagnols développèrent un comportement étonnant, sans pareil en Europe: ils travaillaient dans deux ou trois entreprises à la fois.

Avec l’afflux d’investissements, les salaires ont augmenté, puis, pour un meilleur rendement des usines, il a été question de lever les barrières commerciales et d’adhérer à l’Union européenne. Ce qui signifiait se démocratiser.

Tout réfrigérateur peut être branché, d’une manière ou d’une autre, au réseau électrique. Certains passent par un transformateur, d’autres par une rallonge. Ne croyez pas ceux qui vous disent que si votre réfrigérateur ne marche pas, c’est parce que l’électricité circule différemment. Encore moins, malheureusement, ceux qui affirment qu’il suffit de placer le réfrigérateur dans la maison pour qu’il se mette à marcher.

[1] Youlia Latynina est journaliste indépendante, spécialiste de la corruption en Russie. Elle est aussi l’auteure de romans, dont un seul a été traduit en français (La Chasse au renne de Sibérie, Actes Sud, 2008).
[2] Vladislav Yourévitch Sourkov est l’idéologue du Kremlin à l’origine du concept de «démocratie souveraine», devenu la doctrine du parti au pouvoir, Russie Unie. Suivant cette doctrine, la Russie n’a à recevoir de conseil d’aucune démocratie occidentale, car son histoire particulière ne peut accepter de greffe extérieure: il existerait ainsi une démocratie typiquement russe. Homme discret, sorte d’éminence grise, il a aussi à son actif la création du mouvement Nachi, aussi surnommé mouvement de la jeunesse poutinienne, et a participé à la réhabilitation de Staline dans les cours d’histoire.

Traduction: Sophie TOURNON

Texte original: http://www.novayagazeta.ru/data/2009/122/01.html

Gorbatchev au sujet des élections

L’ancien dirigeant soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, s’est livré à une attaque en règle lundi contre l’état de la démocratie en Russie, jugeant que les élections étaient une « farce » et que les citoyens n’avaient plus « confiance » en elles.

      L’ancien prix Nobel de la Paix dresse un portrait peu flatteur de la démocratie russe dans  Novaïa Gazeta, dont il est copropriétaire. L’actualité donne à Gorbatchev l’occasion d’intervenir : mercredi, trois partis – l’ultranationaliste LDPR, les communistes et Russie juste (centre gauche) – ont boycotté la séance de la Douma (Parlement) pour protester contre des fraudes aux élections locales du 11 octobre, remportées haut la main par Russie unie, le parti du Premier ministre Vladimir Poutine. « Si des gens aussi prudents, disciplinés et proches du pouvoir ont pris une telle initiative, c’est que la confiance dans l’institution politique – les élections – est définitivement perdue, estime le dernier dirigeant de l’Union soviétique et père de la perestroïka. C’est la faillite complète des (responsables) politiques qui agissent selon le principe « peu importe qui vote, l’essentiel c’est comment on compte les voix ». »

Mesuré à l’égard de Poutine

Après ce constat d’échec, Mikhaïl Gorbatchev, qui critique régulièrement le système en place, mais, très impopulaire dans son pays, ne dispose que d’une audience très limitée auprès de ses concitoyens, en appelle à une nouvelle donne politique. « Qu’est-ce qu’une démocratie si les gens n’y participent pas ? Le système électoral a été complètement mutilé. Il faut une alternative, a-t-il lancé, en soulignant le rôle de la presse comme relais d’opinion en l’absence de véritable opposition. D’une manière générale, les discussions politiques principales (…) la fonction de contrôle sur le pouvoir reviennent de nouveau à la presse, poursuit-t-il. Compter sur la Douma n’a pas de sens. »

     Mikhaïl Gorbatchev a souvent qualifié Russie unie « de parti de bureaucrates et de pire version du PCUS » (Parti communiste d’Union soviétique) mais reste plus mesuré à l’égard du Premier ministre. S’il critique les années Poutine, président de 2000 à 2008, il estime toutefois que ce dernier a « sauvé la Russie du démantèlement ».

source AFP

 

Les jeunes Hérouvillais sur la 1ère chaîne de télévision russe

Les jeunes ont rempli leur contrat. La construction du banya pour un club de footballeurs handicapés de Tikhvine est maintenant couverte.

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Les médias russes ont largement couvert l’évènement, et ПЕРВЫЙ КАНАЛ, la première chaîne russe y a consacré un reportage.

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Photos  ПЕРВЫЙ КАНАЛ

Sur Arte, « Une femme à abattre »

Arte, vendredi 24 avril, 20h45

Une fiction forte et engagée, sur les traces de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée en 2006. Avec Mélanie Doutey (Clara Sheller, Le bal des actrices).

Professeure de français, Claire vit avec Andreï, un journaliste russe exilé à Paris. Le 7 octobre 2006, jour anniversaire de Poutine, la reporter Anna Politkovskaïa est assassinée dans l’entrée de son immeuble à Moscou. Andreï était l’ami d’Anna, restée dans son pays pour résister. Il se rend aux obsèques. Mais bientôt, son téléphone ne répond plus. La peur au ventre, Claire s’envole pour Moscou à sa recherche…

Hommage à Anna Politkovskaïa
Très documentée – les scénaristes ont enquêté sur place et rencontré la rédaction de Novaïa Gazeta, le journal d’Anna Politkovskaïa -, cette fiction rend hommage à la reporter russe, l’une des rares à dénoncer les exactions commises en Tchétchénie, mais aussi à tous ceux qui risquent leur vie dans la Russie de Poutine, au nom de la liberté d’expression. Dans le sillage de Claire, amoureuse plutôt que militante, c’est toute l’âpre complexité de ce pays que le film, tourné en Bulgarie et à Moscou, révèle au fil d’une enquête qui l’entraîne jusqu’à Grozny. Aux côtés d’une vibrante Mélanie Doutey (Claire) et de charismatiques acteurs bulgares, Nino Kirtadzé, documentariste et auteure d’Il était une fois la Tchétchénie, incarne la traductrice de Claire. Un film, enfin, d’une brûlante actualité : le 19 février dernier, les accusés du meurtre d’Anna Politkovskaïa étaient acquittés faute de preuve. Quant au mobile et à l’identité du ou des commanditaires, ils n’ont toujours pas été établis. Et le 14 avril dernier, la fin de la guerre de Tchétchénie était officiellement décrétée.

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Et vous pouvez terminer la soirée de manière plus détendue en regardant sur France 3 à 0h10, le magazine d’Alain Duault consacré à »L’heure Tchaïkovski ».

Un siècle russe

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A noter la parution du numéro 100 de la revue du Monde diplomatique, Manière de voir, consacré à la Russie de Lénine à Poutine. La publication a été coordonnée par Jean Radvanyi et Dominique Vidal.

« Le parti pris adopté par ce numéro de Manière de voir pour aborder l’histoire de l’Union soviétique puis de la Fédération de la Russie apparaît résolument original : l’angle de vue est celui des relations tourmentées de fantasmes et de désirs, de répulsion et de fascination, tout en réciprocité, entre l’Europe occidentale, mais aussi l’Amérique du Nord, et ce continent « eurasien » qui oscille perpétuellement entre deux pôles. » Sylvie Braibant, Monde diplomatique août 2008.

 

Sur Arte le 1er avril : Humour aux pays des soviets

Voir la politique et l’histoire des régimes soviétiques par la lorgnette du rire ! Un rêve exaucé avec ce documentaire délicieusement insolent, collision effrénée d’images d’archives, de blagues et de témoignages de ceux qui résistèrent par l’humour.
 Arte, le 1er avril, à 23h00.

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