Archives pour la catégorie Nouvelles économiques

Le 13 janvier, rencontre-débat avec Bruno BARON-RENAULT

A l’occasion du nouvel an russe (orthodoxe), comme nous l’avions évoqué le mois dernier, nous avons le plaisir de vous convier à notre soirée de reprise le jeudi 13 janvier, à 20h30, salle polyvalente de Lebisey, avenue de la 3e Division d’Infanterie Britannique, pour une rencontre-débat :

 « Une expérience de vie en Russie pendant les années de transition de l’Union Soviétique de Mikhaïl Gorbatchev à la Russie de Boris Eltsine et Vladimir Poutine : Bruno BARON-RENAULT, ancien représentant de la Chambre de Commerce de Paris à Moscou ».

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M. Bruno Baron-Renault, aussi à l’origine d’un Master franco-russe de management international, Conseiller auprès de la ville de Provins, continue de visiter assidument la Russie et abordera sans nul doute la période actuelle lors des échanges de vécu et de points de vue que nous espérons nombreux.

Bruno Baron-Renault : A commencé sa carrière professionnelle à la Commission économique de l’ONU pour l’Asie et le Pacifique, avant d’entrer à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, qu’il a notamment représentée à Moscou, tout en dirigeant le Mastère franco-russe de management international, puis à Bruxelles, auprès de l’Union européenne. Professeur visitant dans plusieurs universités de la Fédération de Russie et participant régulièrement à l’évaluation de projets de coopération universitaire financés par l’UE, il représente également l’Académie du Commerce Extérieur de Russie en France.

 

Medvedev veut que les sociétés françaises aident à moderniser la Russie

Le président russe Dmitri Medvedev le 2 mars 2010 au Medef à Paris

© 2010 AFP (Gonzalo Fuentes)

Le président russe Dmitri Medvedev a appelé mardi les entreprises françaises à participer à la modernisation de la Russie, en investissant dans son pays, au deuxième jour d’une visite d’Etat à Paris, marquée par un très net rapprochement entre les deux pays.

« Il est impossible d’imaginer des relations entre la Russie et la France sans liens économiques », a déclaré Dmitri Medvedev, lors d’une rencontre avec des patrons russes et français, organisée mardi par le Mouvement des entreprises de France (Médef – patronat).

Il a appelé à des échanges de participations entre les entreprises françaises et russes. « Cela renforce réellement les relations », a-t-il assuré, en promettant d’agir de façon très déterminée pour établir un système judiciaire équitable.

« Nous continuerons à améliorer la législation. J’y veillerai personnellement. Je vous le dis très franchement: Je suis très mécontent de ce que nous avons actuellement » en la matière, a dit le président russe.

Dmitri Medvedev, Laurence Parisot et Christine Lagarde  le 2 mars 2010 au Medef à Paris

© 2010 AFP (Gonzalo Fuentes)

L’économie joue un rôle majeur dans le partenariat privilégié que cherchent à construire les présidents français et russe, Nicolas Sarkozy et Dmitri Medvedev, accompagné à Paris de quelques magnats russes, dont les milliardaires Mikhaïl Prokhorov et Oleg Deripaska.

Lundi soir, à l’issue d’un entretien au palais de l’Elysée, deux importants accords ont été signés entre Russes et Français.

GDF Suez a signé un protocole d’accord qui ouvre la voie à une prise de participation de 9% dans le projet russe de gazoduc North Stream. Le groupe industriel Alstom a confirmé qu’il prendrait 25% du constructeur de trains russe Transmashholding (TMH). Il s’agit d’un investissement de départ de 75 millions de dollars, a indiqué mardi la société française.

« L’intensification de la coopération économique qui s’est produite ces 20 dernières années est d’une ampleur sans précédent », a estimé Dmitri Medvedev, qui estime que l’économie russe est trop dépendante du secteur des hydrocarbures.

« En matière de coopération économique, les échanges commerciaux entre nos deux pays sont en plein boom, progressant en moyenne de plus de 25% par an depuis 2006″, soulignait lundi le chef de l’administration du Kremlin, Sergueï Narychkine.

La France est le 6e investisseur en Russie, et le 9e partenaire commercial, loin derrière l’Allemagne, par exemple, selon des chiffres fournis mardi au Médef.

Arrivé lundi en fin de journée à Paris, Dmitri Medvedev avait engrangé l’accord de Paris pour la vente de quatre exemplaires d’un puissant navire de guerre français, le Mistral, capable de transporter des troupes, des blindés et des hélicoptères vers un théâtre d’opérations.

Nicolas Sarkozy, de son côté, avait obtenu un soutien russe au principe de sanctions renforcées contre l’Iran, suspecté de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil.

Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre français François Fillon, le 2 mars 2010 à Paris.

© 2010 AFP (Boris Horvat)

Le président russe devait mardi aborder la partie la plus symbolique de sa visite d’Etat en inaugurant au musée du Louvre l’exposition « Sainte Russie » en compagnie de Nicolas Sarkozy. Cette exposition retrace l’art chrétien russe du 9ème siècle à Pierre Le Grand. Elle est un temps fort des années croisées de la Russie en France et de la France en Russie.

Le président russe devait, dans la journée, avoir des entretiens avec des responsables politiques français, dont le Premier ministre François Fillon, à la mi-journée. Un dîner d’Etat, avec les épouses des deux chefs d’Etat, Carla Bruni-Sarkozy et Svetlana Medvedeva, était prévu dans la soirée à l’Elysée. (AFP)

Année France-Russie, rendez-vous en 2010

Année France-Russie, rendez-vous en 2010 dans Culture moz-screenshot

Un premier rendez-vous pour commencer cette année de la Russie en France et de la France en Russie est déjà fixé au vendredi 8 janvier au Café des Images pour une soirée russe : repas, film, romances et chansons à texte.

Au plan national, vous pouvez trouver des informations ici. logoannefrancerussie.jpg

 

sarkozy_1 dans Echanges    Le rendez-vous que la France et la Russie se sont fixé pour 2010 mettra à l’honneur la relation privilégiée qu’entretiennent nos pays depuis près de trois siècles. Celle-ci constitue un acquis précieux, qui a beaucoup contribué à la compréhension et à l’entente au sein du continent européen. Dans une Europe et un monde en mouvement, il nous faut continuer à actualiser le contenu de cette relation et y sensibiliser en particulier les jeunes générations. Je souhaite que les manifestations et les rencontres qui seront organisées en 2010, en France et en Russie, touchent le plus grand nombre de domaines : celui des échanges artistiques et intellectuels, qui ont toujours joué un rôle de premier plan dans la connaissance réciproque entre nos pays ; le monde de l’économie et de l’entreprise, dont la vitalité est elle aussi garante du dynamisme de nos relations ; l’univers de la science et de la recherche. Il importe plus généralement que cette année 2010 offre l’occasion à l’ensemble des acteurs de la société civile de nos deux pays de mieux se connaître, de tisser entre eux de nouveaux liens et de mettre en commun leur esprit d’initiative et leur désir de création.

 Je tiens à assurer nos amis et partenaires russes ainsi que tous les responsables de cet important projet de mon entier soutien dans la poursuite de ces objectifs.

 


Nicolas Sarkozy

Président de la République française

medvedev_1 dans Nouvelles économiques

Chers amis,

La Russie et la France sont deux pays dont l’histoire est très riche et singulière, deux partenaires économiques de longue date, deux Etats unis par des liens politiques, culturels et, tout simplement, humains. L’année 2010 a été déclarée Année de la Russie en France et de la France en Russie. C’est une belle occasion, une fois encore, pour nos deux peuples de mieux se connaître, de redécouvrir la grande diversité de nos patrimoines, d’ouvrir de nouvelles et utiles perspectives de coopération. Je suis sûr que les manifestations à venir enrichiront les relations franco-russes et contribueront véritablement à la prospérité de nos deux pays. Je vous souhaite bonne chance et vous adresse mes meilleurs voeux de réussite.

Dmitri Medvedev

Président de la Fédération de Russie


Laboulaye_1    Dans le domaine de l’art et de l’esprit, la France et la Russie sont unis par des liens anciens et durables, ce dont témoigne au quotidien la vitalité de notre relation culturelle et de notre coopération. L’Année croisée de la France en Russie et de la Russie en France qui se déroulera en 2010 s’est donné pour mission à la fois de célébrer cette proximité, jamais démentie même dans les moments où l’histoire nous a éloignés l’un de l’autre, mais également de montrer l’énergie créatrice et l’ouverture l’un à l’autre dont nos pays savent faire preuve. Placée sous les auspices de nos Chefs d’Etat, l’Année croisée donnera à voir tant les héritages et les traditions sur lesquels reposent nos échanges, que la modernité qui les marque aujourd’hui. L’art et la culture, la pensée, mais également la science et les techniques, l’économie et le commerce seront au programme de ses nombreuses manifestations, dans nos capitales bien sûr, mais également dans nos régions. Nous y inviterons aux premières places la jeunesse qui trouvera là l’occasion de dialoguer, de s’ouvrir à la culture de l’autre et à laquelle il reviendra de faire fructifier les expériences et les amitiés nouées aux cours de ces exceptionnelles rencontres franco-russes.

Stanislas de Laboulaye
Ambassadeur de France en Fédération de Russie

Précision : M. Jean de Gliniasty a remplacé M. Stanislas de Laboulaye en qualité d’ambassadeur de France en Fédération de Russie depuis janvier 2009.

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    La France et la Russie sont liées par une ancienne et solide amitié. La qualité particulière de la relation franco-russe dans les domaines des sciences, des arts et de l’économie permet de mobiliser la créativité et l’esprit d’initiative que recèle chacune de nos sociétés. Tel est, selon nous, l’enjeu central du rendez-vous que nous nous sommes fixé. Il s’agira, à travers cette année, d’actualiser et d’approfondir la connaissance que chaque pays a de l’autre, de favoriser de nouvelles rencontres et de nouveaux projets, et d’élargir le cercle des participants aux échanges et à la coopération dans tous les domaines. Ceci passera par un contenu multidisciplinaire, où la création artistique trouvera une place privilégiée, aux côtés de manifestations qui toucheront aux mondes de l’économie, de la science, de l’éducation, du sport et à d’autres sujets d’intérêt commun. Notre objectif est aussi d’ouvrir la programmation à une grande diversité de partenaires, notamment en direction des régions et des jeunes générations. L’Année de la France en Russie devrait ainsi s’étendre à Moscou et à Saint- Pétersbourg mais aussi à l’Oural, à la Sibérie et au cours de la Volga. Un grand nombre de régions et de villes en France se sont pour leur part déjà déclarées prêtes à s’associer à des projets franco-russes en 2010. Il nous reste à souhaiter que cette initiative, née de la volonté des deux gouvernements, trouve un écho favorable, des soutiens et des prolongements parmi les acteurs de la société civile en France comme en Russie. C’est à eux qu’elle est destinée en priorité et ce n’est qu’avec eux qu’elle pourra être utilement menée à bien.


Louis Schweitzer
Président du Comité d’organisation pour la France de l’Année France-Russie
Nicolas Chibaeff
Commissaire général pour la France de l’Année France-Russie
Olivier Poivre d’Arvor
Directeur de Culturesfrance

 

Avdeev_1    Mesdames, Messieurs, Chers amis,
En 2010 aura lieu un événement d’une importance majeure dans l’histoire de nos relations bilatérales, à savoir l’Année de la Russie en France et de la France en Russie. Participeront à ce projet non seulement les capitales, mais aussi, ce qui est particulièrement important, beaucoup de régions de Russie et de départements français. Depuis les actes solennels au niveau gouvernemental jusqu’aux conférences scientifiques réservées aux spécialistes, depuis les projets des musées nationaux jusqu’aux expositions dans des petites villes de province, tout le riche arsenal du dialogue traditionnel – politique, économie, art, culture, échanges de jeunes — contribuera à cette grande oeuvre qu’est le développement des relations d’amitié et d’entente réciproque entre nos deux peuples. Je souhaite aux organisateurs et participants de cette année franco-russe succès artistique, réussite et prospérité ; au public russe et français, beaucoup d’heureuses rencontres avec ceux qui représentent la fierté de chaque pays et qui sont parties intégrantes de nos héritages nationaux.

Alexandre Avdeev
Ministre de la Culture de la Fédération de Russie

 

Schvydkoi_1    Quand au XIe siècle la princesse russe Anne de Kiev partit pour un long voyage en Occident pour devenir Reine de France, elle ne pouvait  imaginer à quel point le pont qu’elle jetait ainsi serait large et solide. Aujourd’hui, dix siècles plus tard, d’innombrables liens nous unissent. Serge Diaghilev en conquérant la France, a succédé à Marius Petipa qui avait charmé la Russie ; les chef-d’oeuvres de Montferrand à Saint-Pétersbourg font écho au Pont Alexandre III à Paris. La Russie est aussi fière des Matisse de la collection Serge Chtchoukine que la France l’est du plafond de Marc Chagall à l’Opéra Garnier. La langue russe de l’émigration est aussi courante à Passy que les franges « à la Mireille Mathieu » dans les rues de Moscou. Les avions de chasse soviétiques de l’escadrille « Normandie-Niemen » ne seront jamais rayés de l’histoire tout comme le vol de Jean-Loup Chrétien sur la station « Mir » est fixé à jamais. Et que dire des « bistrots » français et des taxis conduits par les Russes blancs ? Ou bien des crêpes que Russes et Français considèrent comme leur plat national ! Nous savons nous comprendre et nous apprécier. Nous savons apprendre et admirer nos succès réciproques. Je suis sûr que l’Année de la Russie en France et de la France en Russie sera une véritable fête chaque jour de l’année 2010.

Mikhaïl Shvydkoy
Commissaire du Comité d’organisation pour la Russie de l’Année France-Russie

www.culturesfrance.com

Le marché de la voiture neuve en chute

Quel contraste en quelques années ! Les rues et les routes russes sont couvertes de véhicules en tous genres, avec une grande proportion de grosses cylindrées, berlines, 4/4…

Mais, les experts qui présentaient la Russie comme le futur plus important marché d’Europe vont devoir réviser leur copie. La crise est aussi passée par là. Les ventes de voitures neuves continuent de plonger (-56% en juin par rapport à juin 2008, -58% en juillet).  Et la prime à la casse aurait-elle un sens en Russie ?

Eugène Deviatkine, premier Citoyen d’Honneur de la région de Tikhvine

Le 3 août, Eugène Deviatkine, entouré de représentants de l’administration, de politiques et de chefs d’entreprises, a reçu des mains d’Oleg Nikitine le titre d’Honneur pour tout le travail accompli pour la région de Tikhvine.

Eugène Deviatkine est loin d’être un inconnu. Sa carrière commence à Tikhvine en 1967 à l’usine de moulages et de constructions métalliques. Après le service militaire, il a occupé des postes de direction au Komsomol et au parti. Chef de l’administration pendant 12 ans, il a aussi représenté la région de Tikhvine à l’oblast de Leningrad pendant 15 ans. Il a ainsi participé activement aux réformes de la collectivité. Maintenant, Eugène Deviatkine est conseiller du chef de l’administration de la région de Tikhvine.

Le titre lui a été remis pour tout le travail effectué dans le cadre du développement socio-économique de la région.

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« Eugène Grigoriévitch – vous êtes une personne exceptionnellement cultivée, honnête, avec un sens des responsabilités immense. La vie est donnée seulement une fois. Et l’on peut vivre celle-ci différemment. Aujourd’hui,  avec certitude, je peux dire que dans votre vie il n’y a pas eu d’années inutilement vécues, de mois, de jours. Vous n’avez pas ménagé votre coeur, en percevant tous les problèmes de la région comme les vôtres. Soyez assuré que votre activité, vos connaissances constitueront un apport essentiel dans le développement ultérieur de la collectivité », a conclu Oleg Nikitine. 

Alstom et le constructeur ferroviaire russe Transmashholding nouent un partenariat stratégique

Alstom et Transmashholding (TMH), principal fabricant de matériel ferroviaire en Russie, ont signé le 31 mars 2009 un partenariat stratégique, qui couvre les volets technologique, industriel et financier. Aux termes de cet accord, qui avait fait l’objet d’une lettre d’intention annoncée en octobre 2008, Alstom Transport participera à la modernisation de l’appareil industriel de TMH et au développement d’une nouvelle génération de matériel roulant adapté au marché russe. Par ailleurs, Alstom acquerra 25% (+ 1 action) du capital de la société-mère de TMH à un prix qui sera fixé en fonction des résultats de TMH sur la période 2008-2011.
L’accord prévoit en premier lieu un soutien d’Alstom Transport à la modernisation de l’outil industriel de TMH. Alstom Transport apportera son appui technologique et méthodologique en termes de processus et de savoir-faire industriels et nommera un directeur général adjoint en charge des opérations internes de TMH. Lancée dès mars 2008, la phase amont de cette coopération technique a déjà permis de planifier la modernisation de trois des usines de TMH à Demikhovo, Bryansk et Tsentrovarmash. Elle va être étendue aux 9 autres usines de TMH en Russie (dont celle de Tikhvine).

Alstom et TMH s’engagent par ailleurs à fonder une société commune pour la création de nouveaux modèles de matériel roulant adaptés au marché ferroviaire russe sur la base des dernières technologies développées par Alstom Transport et par TMH. Détenue à 50% chacun par Alstom et TMH, cette société sera chargée de la création en Russie de centres de compétences intégrant l’expertise des deux partenaires pour la conception de ces nouveaux produits. La fabrication par TMH des nouveaux produits destinés aux marchés russes et des pays de la CEI (Communauté des Etats Indépendants) sera effectuée en Russie à hauteur de 75 à 80%. Le premier produit lancé par la nouvelle société commune devrait voir le jour dans l’usine de TMH à Novotcherkassk. Il s’agira d’une locomotive électrique développée à partir du concept de plate-forme, qui devrait être mise sur le marché mi-2010.Les deux entreprises entendent également poursuivre leur coopération dans la fabrication de voitures passagers à deux niveaux. En octobre 2008, Alstom et TMH ont participé à l’appel d’offres lancé par RZD, pour la conception et la fabrication en Russie de voitures de passagers et sont actuellement en négociations avec le client en vue de parvenir à un accord final entre les parties. Ces voitures offriront, sur deux niveaux, des espaces équipés de couchettes et de places assises, dotés de toutes les commodités (bar, restaurant, douches) ; elles seront fabriquées dans la région de Tver. Le marché ferroviaire russe est le plus important d’Europe, avec plus de 85.000 kilomètres de voies, 1,3 milliard de passagers et 1,3 milliard de tonnes de fret par an. En nouant ce partenariat stratégique, Alstom et TMH unissent leurs compétences, un savoir-faire technologique d’excellence et une connaissance inégalée du marché russe, pour mieux satisfaire ses besoins,contribuer à sa modernisation rapide et devenir conjointement leader sur ce marché.

A propos d’Alstom Transport

Dans une logique de mobilité durable, Alstom Transport développe et propose la gamme de systèmes,d’équipements et de services la plus complète du marché ferroviaire. Alstom Transport est capable d’offrir des solutions « clés en main » portant sur l’ensemble d’un système de transport, comprenant le matériel roulant, la signalisation et les infrastructures. Alstom Transport est présent dans plus de 60 pays et emploie 26 000 salariés. Au cours de l’exercice 2007-2008, il a enregistré un chiffre d’affaires de 5,5milliards d’euros et des commandes en hausse de 39% par rapport à l’exercice précédent. Alstom est présent sur le marché ferroviaire russe depuis septembre 2007, date de la signature d’un contrat avec Karelian Trains (une société commune composée de RZD et de l’opérateur finlandais VR) pour la fourniture de trains pendulaires à grande vitesse Pendolino, qui circuleront entre Saint-Pétersbourg et Helsinki à partir de 2010.

A propos de Transmashholding

Transmashholding est le principal fabricant de matériel ferroviaire en Russie. La société fabrique notamment des locomotives électriques et diesel, des convertisseurs, des wagons de fret et des voitures passagers, des voitures de trains suburbains et de métros, des moteurs diesel pour locomotives et des génératrices diesel. En 2008, TMH a enregistré un chiffre d’affaires de 2,7 milliards d’euros. La société emploie plus de 65 000 salariés.

Source : Communiqué de presse d’Alstom en date du 31 mars 2009

Poutine et Fillon, conciliants, misent sur l’économie pour lier Union européenne et Russie

L’idée de « maison commune » lancée par M. Gorbatchev referait-elle surface en ces temps agités. La rencontre ce jour à Sotchi entre V. Poutine et F. Fillon contraste quelque peu avec les raidissements inquiétants des semaines passées.

Plus d’investissements de part et d’autre, c’est ce que nous souhaitions modestement un 9 juillet 2004 à Tikhvine.

Une plainte déposée devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme

  »La Loi, toujours la Loi ! »

Mais pourquoi la Russie ne respecte-t-elle pas ses lois ?

A Strasbourg, 47 juges protègent les droits de 900 millions d’Européens. Même si 90% des requêtes sont jugées irrecevables*, l’institution croule sous les affaires. En 2007, 79400 étaient en cours, dont 26% contre la Russie (3% contre la France). Dans un entretien accordé au journal Ouest France (25 février 2008), le président Jean-Paul Costa juge cela préoccupant : « En adhérant à la Convention européenne des droits de l’Homme, la Russie a mal mesuré ses obligations. »

C’est ainsi que Lidia Kroutitskaïa (Крутицкая Лидия Михайловна), présidente de l’association La Croix Verte et Youri Kroutitsky (Крутицкий Юрий Евгеньевич), ainsi que d’autres signataires citoyens de Tikhvine, ont déposé une requête contre le gouvernement de la Russie, pour violation des Droits de la Personne. Seraient violés les articles 3, 42 et 130 de la Constitution de Russie.

Un rappel historique indique que la ville avait eu à subir une pollution importante de la part de l’usine Transmach (fabrique de tracteurs … qui employait plus de 21000 salariés) pendant 40 années, avait subi une pollution radioactive suite à l’accident de Tchernobyl, ce qui avait conduit à l’interdiction de l’implantation de nouvelles usines « écologiquement dangereuses ». Malgré cela, les fonctionnaires du gouvernement autorisaient l’implantation d’une usine ЗАО СП « Metall » de fabrication de ferrochrome sur le site de l’ancienne usine. A l’époque, la pollution par les métaux lourds restait très forte, et une installation de cette sorte ne pouvait qu’inquiéter la population, qui se prononçait contre ce projet lors d’une consultation publique en 1994 et ensuite lors d’un referendum en 1997. En 1999, ЗАО СП, faisant partie du groupe НПО, faisait faillite. La construction de l’usine était stoppée.
En 2001 était créé la holding ИСТ reprenant НПО, et en 2004 l’usine inachevée de Tikhvine ЗАО СП, rebaptisée ЗАО «Тихвинский феррохромный завод» («ТФЗ») était reprise à son tour par le groupe, et en mai, les travaux reprenaient selon l’ancien projet. Et l’action des habitants contre le projet redémarrait (republication de l’acte juridique municipal, selon la loi d’autonomie locale puis saisie du tribunal de Tikhvine qui rendait un jugement favorable aux habitants le 9 août 2005. Mais l’entreprise faisait appel, pour violation du droit de l’entreprise, devant la Cour régionale de Leningrad qui cassait le jugement et donnait satisfaction à ZAO « ТФЗ », ignorant totalement la Loi 131 FR. Les actions en justice se poursuivaient jusqu’en mars 2007, mais en avril 2007, la production commençait.

Seul recours possible, la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pour quel résultat ? Dernièrement, dans un entretien accordé au journal Le Figaro et publié le 29 février, G. Kasparov déclarait que « La Cour Européenne des Droits de l’Homme abandonne le peuple russe ».
Certes la Russie n’est pas le seul pays à pratiquer ainsi, mais cela n’excuse rien.

Ferrochrome est là (900 emplois créés, dont 600 Kazakhs venus de l’extérieur, ce qui relativise un peu l’impact sur l’emploi local). Le projet a évolué, pour le mieux sans doute. Mais l’on parle déjà d’autres implantations industrielles, plus dangereuses encore. L’emploi oui, mais pas à n’importe quel prix. Alors c’est un peu rassurant de voir que certains ne baissent pas les bras.

*Pour être recevable, tous les recours dans le pays d’origine doivent avoir été épuisés, et le dépôt doit être effectué dans les six mois suivant la dernière décision rendue.  

 

 

Réforme du Logement et Coopération Intercommunale

D’après l’article publié dans le journal Vibor de Tikhvine, suite à la mission de J. Deshayes et la signature du programme de coopération :

 «La réforme du logement et la coopération intercommunale»

Tel est le projet russo-français de coopération pour 2008 – 2010. C’est en fait la suite du précèdent qui a été réalisé avec succès pendant plusieurs années. Maintenant la coopération des villes jumelées sera concentrée dans le domaine de la politique du logement et la coopération intercommunale. Le projet avec la ville d’Hérouville-Saint-Clair (France) a été signé côté russe par le Maire du district et de la ville de Tikhvine, G.Huhunaishvili, le Maire de l’Administration du district de Tikhvine, O.A.Nikitine et le Maire de l’Administration de la ville de Tikhvine, K.B.Polnov. 

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L’initiateur du projet, le conseiller en coopération non gouvernementale de la Mairie d’Hérouville-Saint-Clair, Jean Deshayes, a aussi élaboré les projets communs précédents. Pendant ces dernières années il est venu au moins 15 fois dans notre district, rencontrant les habitants, faisant connaissance avec les entreprises, étudiant le travail des organismes d’autogestion locale et des associations. Il connaît bien la situation dans notre district. Chaque projet élaboré avait pour but d’apporter une aide pratique pour aider Tikhvine à résoudre ses tâches actuelles. 

Un peu d’histoire : Le projet le plus important parmi les projets communs, «Le développement de la démocratie locale et la participation active des citoyens», a été réalisé en 2004-2005. Alors, l’objectif était de rendre la politique des organismes de l’autorité locale transparente, claire et proche des habitants, de mettre en place un système de coopération des organismes d’autogestion locale et des citoyens, les faire participer à la discussion des décisions importante pour la ville. Au cours de la réalisation du projet dans les quartiers de la ville, dans les communes rurales, on a créé des TOS (des comités d’autogestion territoriale publique), et dans des immeubles on a mis en place des sociétés de propriétaires de logements. De nouvelles associations ont été créées et ont permis aux habitants et à l’autorité locale de communiquer étroitement, d’échanger des opinions, s’écouter l’un l’autre. En particulier, nous avons donné, dans le cadre du projet international, naissance à Tikhvine au Conseil de la Jeunesse et à une série de groupements de jeunesse (« Alternative », « Vivat ! », « Start » et d’autres). Le Centre de développement des initiatives civiles et publiques est aussi le résultat de la coopération d’Hérouville et de Tikhvine. Un des axes de son fonctionnement était la gestion du fonds d’habitations et le développement des sociétés des propriétaires de logements. Dans ce but, le Centre du développement des initiatives civiles et publiques a déjà organisé les séminaires pour les militants et les organisateurs de TCG (condominiums). C’étaient les premiers pas vers la création des sociétés de propriétaires dans notre ville et dans le district. 

Un nouveau projet international a pour but de continuer ce travail avec plus d’ampleur. Il sera réalisé avec le soutien du Ministère des Affaires Etrangères et le Ministère de l’Equipement de la France, le Conseil Régional de Basse-Normandie, l’Ambassade de France à Moscou. A Tikhvine, il y a près de 600 immeubles d’habitation. Seulement 12 de ceux-ci ont la forme de gestion de copropriétaires, bien que le Code du logement de 2004 prescrive à tous les propriétaires de logements dans les immeubles d’habitation, en choisissant un des trois moyens de gestion de copropriété. Mais l’affaire se complique parce que les dirigeants de la ville ne peuvent pas encore comprendre à fond toutes les finesses de la nouvelle méthode de gestion des immeubles d’habitation. C’est pourquoi, pour le district de Tikhvine, cette participation dans ce projet est tellement importante. 

De plus la situation avec l’état technique des immeubles est très difficile, puisque la plupart de ceux-ci n’ont pas été réparés depuis 25 – 30 ans. Le budget municipal seul n’est pas capable de résoudre ce problème. Mais, pour recevoir l’aide financière du budget fédéral pour la reconstruction de l’infrastructure communale, il faut qu’il soit créé au moins 30 TCG dans le district. Telles sont les tâches qui attendent les habitants de Tikhvine (comme,d’ailleurs, les habitants des autres villes). Et l’aide de la ville jumelée est venue fort à propos. 

A Hérouville il y a près de 200 immeubles qui ont une forme de gestion analogue à la formule russe de TCG (syndics de copropriété), et les collègues de France veulent partager leur expérience, prévenir les erreurs, parler des problèmes qu’ils rencontrent et résolvent. Le programme de coopération suppose au cours de 2008-2010 d’apprendre de nouvelles formes de gestion des immeubles d’habitation aux habitants de Tikhvine et du district, aux chefs des administrations, aux députés des villages, ainsi qu’aider à organiser les sociétés de copropriétaires pour ceux qui le souhaitent.

Simultanément à la réforme du logement en Russie, à partir de 2006 on réalise la réforme administrative. La France se trouvait dans la même situation il y a 10 ans, et les spécialistes d’Hérouville ont déjà une certaine expérience dans le domaine de la coopération intercommunale. En particulier, non loin d’Hérouville il y a une intercommunalité «Coeur de Nacre», ayant une structure similaire à celle du district de Tikhvine. Ses responsables sont prêts à organiser les séminaires et le stage pour des dirigeants de Tikhvine sur ce sujet.  Un des buts du projet est de changer l’attitude des habitants de Tikhvine envers le futur, la conservation du bien immobilier, la gestion du district, d’augmenter la participation personnelle à la création des meilleures conditions de vie. Les organisateurs du projet sont persuadés que le travail à long terme et systématique avec la population peut augmenter chez les habitants l’intérêt dans la prise des décisions pour la solution de leurs problèmes essentiels.

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Visite à l’usine Ferrochrome de Tikhvine

Premier français à visiter l’usine, j’ai eu la chance d’y être piloté par le directeur adjoint-, un homme dynamique, qui est dans le ferrochrome depuis 30 ans.

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L’usine occupe une partie de la friche industrielle abandonnée par Transmach, elle se situe donc à plusieurs kilomètres de la ville.

C’est une usine ultra moderne remarquablement propre, en dépit de son métier.

Le processus de fabrication est entièrement géré par informatique et le tableau de bord permet de voir en temps réel, où en est la fabrication. Le produit fini est une variété d’acier inoxydable appelé « ferrochrome », il en sortira 140 000 tonnes par an à partir de mars 2008, et simultanément 2/3 du même tonnage de gravier, qui représente les « déchets » du ferrochrome. La matière première est composée de minerai de « ferrochrome » et de coke (pour faciliter l’oxydation) l’énergie de chauffage est l’électricité.

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L’usine est équipée de 4 fours qui délivrent leur métal en fusion à tour de rôle, la séparation entre le ferrochrome et les déchets se fait par densité (les déchets, plus légers, débordent du wagonnet dans un autre et sont ainsi séparés).

La propreté extérieure de l’usine est remarquable et l’on nous a expliqué le dépoussiérage de l’air rejeté par les coulées (une « chaussette » fortement ventilée régulièrement , pour faire tomber la poussière qui repart dans le four) ;

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On nous a assuré que les normes de sécurité étaient respectées (même si les ouvriers ne portent pas leurs masques) et que les rejets dans l’atmosphère étaient de 50% inférieurs aux normes autorisées dans l’Union européenne.

Question sans réponse pour l’instant : quel résultat obtiendra-t-on quand les rejets « autorisés » se seront accumulés dans l’environnement ?Qui se chargera de vérifier leur innocuité ?

Il faut dire par ailleurs, que l’entreprise a créé 600 emplois, qu’il y a 126 femmes (sur 600 employés) et que la montée en puissance de la fabrication peut générer encore 300 emplois. Le salaire moyen est élévé par rapport à la moyenne des salaires à Tikhvine.

posté par Jean Deshayes

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